Commission Airbnb au Maroc : qui prend quoi ?

Par Stéphane 10 min de lecture

On lit couramment qu’Airbnb prélève « environ 3 % » sur les revenus de l’hôte. Le centre d’aide d’Airbnb, lui, écrit que la plupart des hôtes paient 15,5 % — relevé du 28 août 2026. Les deux chiffres circulent côte à côte, et un propriétaire qui bâtit son budget sur le premier se trompe de plus de cinq fois. Les deux chiffres sont exacts : ils décrivent deux régimes de facturation différents. Mais l’un des deux disparaît, et la date limite dépend de l’endroit où l’hôte est établi, non de celui où se trouve le bien — pour un hôte établi hors de l’Espace économique européen, le Maroc en faisant partie, elle est fixée au 15 septembre 2026. Cet article sépare ce que prend Airbnb de ce que prend une conciergerie, établit lequel des deux régimes s’applique à une villa ou à un riad de Marrakech, et chiffre ce que la bascule change au net d’un propriétaire. Il ne traite pas du coût d’un séjour : la question posée ici est celle d’un propriétaire.

Quelle commission Airbnb prélève-t-elle réellement au Maroc ?

Deux régimes coexistent, et le taux passe de 3 % à 15,5 % de l’un à l’autre. Dans le régime des frais partagés, l’hôte paie 3 % du sous-total et le voyageur paie séparément des frais de service de 14,1 à 16,5 %. Dans le régime des frais uniquement pour l’hôte, l’hôte paie 15,5 % et le voyageur ne paie rien. Ces chiffres sont ceux du centre d’aide d’Airbnb, article 1857, relevé le 28 août 2026. Le sous-total qui sert d’assiette comprend le prix par nuit et les frais facturés par l’hôte, hors frais de service et hors taxes. Aucun des deux taux n’est propre au Maroc : Airbnb ne publie pas de barème marocain, et les seules exceptions nationales qu’il mentionne sont le Brésil et le Mexique, à 4 % et 16 %. La question utile n’est donc pas de savoir ce qu’Airbnb prélève au Maroc, mais lequel des deux régimes s’applique à votre annonce.

Les deux régimes de frais de service Airbnb — centre d’aide Airbnb, article 1857, relevé du 28 août 2026
RégimePayé par l’hôtePayé par le voyageurAssiette
Frais partagés 3 % — 4 % au Brésil et au Mexique 14,1 à 16,5 % du sous-total Prix par nuit et frais facturés par l’hôte
Frais uniquement pour l’hôte 15,5 % pour la plupart des hôtes — 14 à 16 % pour les autres, 16 % au Brésil et au Mexique Aucun frais de service Prix par nuit et frais facturés par l’hôte

Un même riad peut donc supporter 3 % ou 15,5 % sans qu’aucune ligne de son annonce n’ait changé de pays : ce qui bascule, c’est son régime de facturation, pas un barème marocain.

Pourquoi le chiffre de 3 % ne décrit plus la plupart des villas et des riads gérés ?

Parce qu’il tient à la situation de l’annonce, non au pays, et que deux des trois situations imposant les frais uniques sont courantes à Marrakech. Cette structure, écrit Airbnb, « est obligatoire pour certains hôtes, y compris pour les établissements d’accueil traditionnels (tels que les hôtels, les résidences de tourisme et autres), les hôtes qui utilisent un logiciel de gestion locative et ceux qui exercent leur activité dans un pays soumis à cette structure tarifaire » (article 1857, relevé du 28 août 2026). Une maison d’hôtes classée relève de la première ; un bien confié à une conciergerie relève de la deuxième, parce que synchroniser les calendriers d’Airbnb, de Booking et des réservations directes passe par un logiciel de gestion, et que ce raccordement déclenche la bascule. Loftely écrivait le 22 juillet 2026 que les hôtes reliés à un tel logiciel avaient basculé dès le 27 octobre 2025. Pour ces annonces, les 3 % appartiennent au passé.

Que se passe-t-il exactement le 15 septembre 2026 ?

Le régime des frais partagés disparaît pour tout le monde, et la date limite dépend de l’implantation de l’hôte, pas de celle du bien. Le centre communautaire d’Airbnb écrit que « la date limite pour fixer vos prix est le 15 septembre pour les hôtes en dehors de l’Espace économique européen et le 13 octobre pour les résidents » de ce dernier (relevé du 28 août 2026). L’annonce a été faite le 9 juillet 2026, et Loftely la reprend le 22 juillet en décrivant une bascule obligatoire « au plus tard le 13 octobre 2026 » pour les hôtes de l’Espace économique européen. Le Maroc n’en fait pas partie. Un propriétaire qui réside à Marrakech relève donc du 15 septembre ; un propriétaire français, non-résident au Maroc, relève du 13 octobre pour la même annonce. Deux copropriétaires d’un même riad peuvent avoir deux échéances différentes.

Que coûte le fait de ne rien faire avant l’échéance ?

Environ 13 % du net par nuit, parce que le prix affiché ne change pas tout seul. Le calcul se conduit à partir des seuls taux publiés par Airbnb, article 1857, relevé du 28 août 2026. Sur une annonce à 1 000 MAD la nuit, le régime des frais partagés laissait 970 MAD à l’hôte — 1 000 moins 3 % — et faisait payer au voyageur environ 1 150 MAD, en retenant 15 % de frais voyageur, au milieu de la fourchette publiée de 14,1 à 16,5 %. Sous le régime des frais uniques, le voyageur paie 1 000 MAD et l’hôte reçoit 845 MAD. La perte est de 125 MAD par nuit, soit 12,9 % du net antérieur. L’ajustement est arithmétique : pour retrouver 970 MAD nets, il faut afficher 1 148 MAD. Le voyageur, lui, ne verra presque rien : il payait environ 1 150 MAD, il paiera 1 148 MAD. Ce n’est pas une hausse de prix, c’est un transfert de ligne que le prix affiché doit absorber.

La TVA marocaine s’ajoute-t-elle à la commission d’Airbnb ?

Les deux sources publiques disponibles ne disent pas la même chose, et l’écart porte sur un cinquième d’une ligne de 15,5 %. Le centre d’aide d’Airbnb écrit, relevé du 28 août 2026, que « les frais de service Airbnb sont soumis à une TVA de 20 % » au Maroc (article 436). Le portail Marrakech Expert décrit un mécanisme plus fin, adossé à des textes nommés : le décret n° 2.25.862 du 27 novembre 2025, publié au Bulletin officiel n° 7464, pris en application de l’article 115 bis du Code général des impôts introduit par la loi de finances 2024, et entré en vigueur en juin 2026. Selon cette lecture, Airbnb Ireland s’enregistre auprès de la Direction générale des impôts, vérifie le statut fiscal de chaque hôte, et ne collecte la TVA que pour les hôtes fiscalement domiciliés au Maroc. La question n’est donc pas de savoir si la TVA s’applique au Maroc, mais où vous êtes domicilié fiscalement.

Nom propre ou société : la structure de détention change-t-elle la réponse ?

Elle la change entièrement, selon la source qui décrit le mécanisme. Un propriétaire non-résident détenant en nom propre serait hors du champ de la TVA marocaine sur les services numériques étrangers : « coût réel de la commission : 15,5 %, sans TVA additionnelle », écrit Marrakech Expert au relevé du 28 août 2026. Une société marocaine assujettie relèverait au contraire de l’auto-liquidation : elle déclare et reverse elle-même la taxe sur la commission versée à Airbnb Ireland, à 10 % en principe pour l’hébergement touristique, le taux de 20 % sur les services d’intermédiation restant, écrit la même source, « une interprétation possible à confirmer ». Nous publions les deux versions sans les départager. Marrakech Expert est un portail d’information indépendant qui indique lui-même n’être ni cabinet comptable ni conseil fiscal agréé, et trancher relève d’un expert-comptable franco-marocain, pas d’un article de blog.

La commission d’Airbnb entre-t-elle dans l’assiette de votre conciergerie ?

Cela dépend du mandat, et la bascule multiplie par cinq le poids de cette ligne. Une commission de gestion se calcule soit sur le montant affiché, soit sur le versement réel de la plateforme, et l’écart entre ces deux définitions restait faible tant qu’Airbnb prenait 3 %. Plus maintenant. Sur un mois à 30 000 MAD d’hébergement, Airbnb prélevait 900 MAD et en prélève désormais 4 650. Un taux de gestion de 20 %, le plus répandu à Marrakech au relevé du 21 août 2026, coûte 6 000 MAD sur le montant affiché dans les deux cas ; sur le versement réel, il coûtait 5 820 MAD hier et en coûte 5 070 aujourd’hui. L’écart entre les deux assiettes passe donc de 180 à 930 MAD par mois, à taux strictement identique. C’est le constat de notre relevé du 21 août sur la façon dont se paye une conciergerie à Marrakech, mais amplifié.

Effet de la bascule sur l’écart entre deux assiettes de commission — mois à 30 000 MAD d’hébergement, taux de gestion identique de 20 %, taux Airbnb du relevé du 28 août 2026
LigneRégime des frais partagés (hôte à 3 %)Régime des frais uniques (hôte à 15,5 %)
Hébergement affiché30 000 MAD30 000 MAD
Prélevé par Airbnb900 MAD4 650 MAD
Versé par la plateforme29 100 MAD25 350 MAD
Commission de gestion sur le montant affiché6 000 MAD6 000 MAD
Commission de gestion sur le versement réel5 820 MAD5 070 MAD
Écart entre les deux assiettes180 MAD par mois930 MAD par mois

L’assiette pèse désormais plus lourd que le taux : comparer deux offres au seul pourcentage revient à comparer deux chiffres qui ne portent pas sur la même somme. Les taux publiés par le reste du marché marrakchi sont relevés dans notre article de référence sur ce que facture réellement la conciergerie à Marrakech.

Votre conciergerie doit-elle vous prévenir avant l’échéance ?

Aucun texte ne l’y oblige, et c’est ce qui en fait un test utile. Un propriétaire qui vit à 3 000 kilomètres de son bien ne verra pas passer la bascule : elle ne produit ni courrier, ni alerte, ni ligne nouvelle sur son relevé — seulement un net plus bas dès la réservation suivante. La personne qui tient l’annonce, elle, la voit. Un mandataire qui fait son travail signale l’échéance, propose le réajustement du prix affiché et documente l’effet sur le net avant qu’il se produise ; celui qui se tait laisse le propriétaire découvrir l’écart un trimestre plus tard. De notre côté, la commission se calcule sur les revenus locatifs nets, hors commissions des plateformes : un propriétaire ne paie pas de commission sur une somme qu’il n’a jamais reçue. Le détail de l’assiette figure sur notre grille tarifaire, pas dans un article.

Que vérifier avant le 15 septembre ?

Trois points, et aucun ne demande d’expert. Le premier : sous quel régime se trouve mon annonce ? Il se lit dans le tableau de bord hôte, à la ligne des frais de service — si le voyageur ne paie plus de frais séparés, la bascule a déjà eu lieu. Le deuxième : mon prix affiché a-t-il été réajusté ? Un prix laissé tel quel fait perdre environ 13 % du net par nuit, et l’outil d’ajustement qu’Airbnb met à disposition pendant la transition ne s’applique pas seul. Le troisième, le plus coûteux à négliger : sur quelle assiette ma conciergerie facture-t-elle ? La réponse doit être écrite dans le mandat, pas convenue à l’oral, et elle vaut près de 11 000 MAD par an sur un bien à 30 000 MAD d’hébergement mensuel. La taxe de séjour, elle, est collectée auprès du voyageur et reversée à la commune : elle n’a jamais fait partie de l’assiette d’une commission.

Villas Ambar gère des villas et des riads de prestige à Marrakech pour le compte de leurs propriétaires depuis dix-sept ans, et une bascule de ce genre est exactement ce qu’un propriétaire absent ne peut pas surveiller depuis l’Europe : elle ne s’annonce par aucun courrier. Ce que recouvre le suivi d’une annonce — le régime de facturation, le prix affiché, le relevé mensuel — est décrit sur notre page conciergerie Airbnb à Marrakech, et le reste de la gestion sur notre page gestion locative de villas et de riads. Si vous ignorez sous quel régime se trouve la vôtre, ou sur quelle assiette votre mandat vous facture, écrivez-nous.

Vous voulez savoir où en est votre annonce avant l’échéance ? Nous réalisons une estimation gratuite et sans engagement sous 48 h.

Questions fréquentes

Quelle est la commission d’Airbnb au Maroc ?

Airbnb ne publie pas de taux propre au Maroc. Deux régimes s’appliquent, et le taux dépend de celui dont relève l’annonce. Dans le régime des frais partagés, l’hôte paie 3 % du sous-total — prix par nuit et frais facturés par l’hôte — et le voyageur paie séparément des frais de service de 14,1 à 16,5 %. Dans le régime des frais uniquement pour l’hôte, l’hôte paie 15,5 % et le voyageur ne paie aucun frais de service. Ces deux chiffres proviennent du centre d’aide d’Airbnb, article 1857, relevé le 28 août 2026. Le second régime est obligatoire pour les établissements d’accueil traditionnels et pour les hôtes qui utilisent un logiciel de gestion locative, ce qui couvre la plupart des villas et des riads confiés à une conciergerie. Le régime des frais partagés disparaît par ailleurs en 2026, avec une date limite fixée au 15 septembre 2026 pour les hôtes établis hors de l’Espace économique européen.

Un propriétaire de Marrakech relève-t-il du 15 septembre ou du 13 octobre 2026 ?

Cela dépend de l’implantation de l’hôte, pas de celle du bien. Le centre communautaire d’Airbnb indique que la date limite pour fixer ses prix est le 15 septembre pour les hôtes situés en dehors de l’Espace économique européen et le 13 octobre pour ceux qui y résident. Le Maroc n’appartenant pas à cet espace, un propriétaire qui réside à Marrakech relève de la première échéance. Un propriétaire français non-résident, qui possède un riad dans la médina mais vit en France, relève de la seconde pour la même annonce. Deux copropriétaires d’un même bien, l’un installé au Maroc et l’autre en Europe, peuvent donc avoir deux dates différentes. La conséquence pratique est identique dans les deux cas : le prix affiché doit être revu avant l’échéance, faute de quoi la commission supplémentaire est prélevée sur le net du propriétaire sans que le voyageur paie davantage.

La TVA marocaine s’ajoute-t-elle aux 15,5 % de commission Airbnb ?

Les deux sources publiques disponibles divergent, et la réponse dépend du domicile fiscal de l’hôte. Le centre d’aide d’Airbnb écrit que les frais de service sont soumis à une TVA de 20 % au Maroc. Le portail Marrakech Expert décrit un mécanisme plus fin, fondé sur le décret n° 2.25.862 du 27 novembre 2025, publié au Bulletin officiel n° 7464 en application de l’article 115 bis du Code général des impôts : Airbnb Ireland vérifierait le statut fiscal de chaque hôte et ne collecterait la TVA que pour les hôtes domiciliés fiscalement au Maroc. Un non-résident détenant en nom propre serait hors du champ, et une société marocaine assujettie relèverait de l’auto-liquidation. Nous ne tranchons pas : Marrakech Expert est un portail d’information qui indique lui-même n’être ni cabinet comptable ni conseil fiscal agréé. Un expert-comptable franco-marocain est le seul à pouvoir établir le traitement applicable à votre situation.

Pourquoi mon revenu Airbnb baisse-t-il alors que je n’ai pas changé mon prix ?

Parce que la ligne de frais a changé de côté sans que le prix affiché bouge. Le calcul se conduit à partir des seuls taux publiés par Airbnb, article 1857, relevé le 28 août 2026. Sous le régime des frais partagés, un prix affiché de 1 000 MAD laissait 970 MAD à l’hôte, soit 1 000 moins 3 %, et faisait payer au voyageur environ 1 150 MAD une fois ajoutés ses propres frais de service. Sous le régime des frais uniques, le même prix affiché fait payer 1 000 MAD au voyageur et laisse 845 MAD à l’hôte, soit 1 000 moins 15,5 % : 125 MAD de moins par nuit, près de 13 % du net antérieur. Pour retrouver le net d’avant, il faut afficher 1 148 MAD, car 1 148 moins 15,5 % font 970. Le voyageur paiera alors 1 148 MAD au lieu des 1 150 MAD qu’il payait, un écart qu’il ne remarquera pas.

La commission d’Airbnb entre-t-elle dans l’assiette de la commission d’une conciergerie ?

Cela dépend du mandat, et c’est la ligne la plus chère à laisser imprécise. Une commission de gestion se calcule soit sur le montant affiché, soit sur le versement réel de la plateforme, une fois ses propres frais déduits. Tant qu’Airbnb prélevait 3 %, l’écart entre les deux définitions restait modeste : sur un mois à 30 000 MAD d’hébergement et un taux de 20 %, il représentait 180 MAD. Sous le régime des frais uniques, Airbnb prélève 4 650 MAD au lieu de 900, et le même écart atteint 930 MAD par mois, soit près de 11 000 MAD par an, à taux de commission strictement inchangé. Un propriétaire qui compare deux offres au seul pourcentage compare donc deux chiffres qui ne portent pas sur la même somme. La question à poser, et à faire écrire dans le mandat, est celle de l’assiette avant celle du taux.

Faut-il quitter Airbnb à cause de cette bascule ?

Rien dans les données relevées ne justifie cette conclusion. La bascule ne change pas le montant total payé par le voyageur — environ 1 150 MAD hier, 1 148 MAD demain sur notre exemple — et elle ne modifie donc ni la demande, ni le positionnement tarifaire d’un bien face à ses concurrents sur la plateforme. Ce qu’elle change est la lisibilité : le propriétaire voit désormais la totalité du coût de distribution sur sa propre ligne, là où une partie était auparavant portée par le voyageur. Cette visibilité nouvelle rend comparable ce qui ne l’était pas — le coût réel d’un canal de distribution face à celui d’une réservation directe. C’est un arbitrage à instruire avec des chiffres propres au bien, son taux d’occupation et sa saisonnalité, et non une décision qui se prend sur un taux de commission lu dans un article.

Ressources et sources

  1. Frais de service Airbnb — article 1857 Centre d’aide Airbnb — relevé du 28/08/2026
  2. Simplification des frais de service sur Airbnb — dates limites du 15 septembre et du 13 octobre 2026 Centre communautaire Airbnb — relevé du 28/08/2026
  3. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et ses modalités d’application — article 436 Centre d’aide Airbnb — relevé du 28/08/2026
  4. Fiscalité Airbnb au Maroc pour un Français non-résident — décret n° 2.25.862 et TVA sur la commission Marrakech Expert — portail d’information, ni cabinet comptable ni conseil fiscal agréé, ce qu’il indique lui-même — relevé du 28/08/2026
  5. Frais Airbnb 2026 : ce qui change vraiment Loftely — publié le 22/07/2026, relevé du 28/08/2026

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